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Analyse de la Pratique Professionnelle

Professionnelle, car il s'agit du salarié et non pas de la personne.

Pratique, car il s'agit de tous les actes professionnels portés auprès des usagers.

Analyse, car il s'agit de mettre en pensée, de réfléchir aux conséquences, à l'effet de l'acte professionnel.

Réfléchir aux effets de sa pratique, ouvre le champ à l'expérimentation, à la construction d'un savoir dynamique d'équipe par le recours à une théorisation vivante.

Il s'agit ainsi d'une formation continue qui permet :

+ de reconnaître et se dégager de l'affect par le repérage du transfert,

+ de trouver les repères théoriques pertinents,

+ d'anticiper les situations et donc de définir des stratégies,

 + l'auto-régulation de l'équipe au sens où l'analyse de la pratique est une scansion dans un processus d'auto-formation quotidien.

 

On ne peut aborder une situation professionnelle sans être affecté, sans que le salarié témoigne de son ressenti  en lien de fait, avec son histoire personnelle. Le cadre permet l'expression subjective du vécu de la situation, il ne permet pas l'expression de l'histoire personnelle. Le psychologue est garant du cadre.

 

La supervision

La supervision concerne la personne dans sa pratique professionelle.

Il s'agit d'analyser le transfert et le contre transfert dans la rencontre avec l'usager ou/et le patient.

La supervision est l'articulation du vécu professionnel au vécu personnel. Elle permet d'analyser, de différencier ce qui est de la situation professionnelle de l'implication personnelle.

Elle éclaire le professionnel sur les enjeux de sa problématique affective en situation de travail.

Elle est un choix, elle ne peut être obligatoire.

 

Psychothérapie par symptôme prétexte

Ce traitement s'adresse aux personnes en grande dificulté de pouvoir se penser, qui ne peuvent avoir ainsi accès à une demande.

Pour rencontrer un psychologue il faut un symptôme au sens psychanalytique, un "ça ne va pas" pour le sujet.

Certaines personnes ne peuvent accéder au symptôme, bien qu'il existe un symptôme médical, éducatif, scolaire ...

Ces personnes ne peuvent y accéder car l'acte, le corps, valent comme pensée du fait :

+ d'une grande difficulté à se représenter leurs affects,

+ d'un refus à penser sur soi, la souffrance psychique est alors vécue du côté de la honte.

La stratégie thérapeutique vise à la construction d'un symptôme qui permettra une demande. Il est nécessaire ainsi, de passer par le symptôme d'un tiers que je nomme symptôme prétexte, ce dernier est en lien direct avec le sujet.

Le tiers est une personne partageant le quotidien du sujet (éducateur, accompagnant, aidant ...) ; il est positionné dans une pratique engagée. C'est parce que l'accompagnant a des difficultés avec le sujet, qu'il va pouvoir faire une demande, d'où la notion de symptôme prétexte à la rencontre. C'est parce qu'il existe un lien suffisamment bon avec le sujet, que ce dernier acceptera la rencontre avec un psychologue.

Ainsi l'accompagnant en présence du sujet, va exposer les difficultés qu'il rencontre avec ce dernier dans son quotidien. Par l'instauration d'une conversation bienveillante, le sujet sera interpellé par le psychologue, afin de savoir ce qu'il pense des propos tenus à son égard. L'objectif est, par l'effacement progressif du symptôme prétexte de l'accompagnant, de permettre au sujet de construire par l'énonciation son propre symptôme. Le sujet peut alors s'approprier l'espace thérapeutique pour lui et se positionner dans la demande.

 

Qu'en est-il de la confidentialité ?

Du côté du psychologue rien ne ressort de ces conversations. Du côté du sujet, il lui appartient d'en rapporter ce qu'il souhaite. Du côté de l'accompagnant, c'est au sujet de décider ce qui peut ou non se partager. Ceci implique l'éthique de l'accompagnant.