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Psychothérapie par symptôme prétexte

Ce traitement s'adresse aux personnes en grande difficulté de pouvoir se penser, qui ne peuvent avoir ainsi accès à une demande.

Pour rencontrer un psychologue il faut un symptôme au sens psychanalytique, un "ça ne va pas" pour le sujet.

Certaines personnes ne peuvent accéder au symptôme, bien qu'il existe un symptôme médical, éducatif, scolaire ...

Ces personnes ne peuvent y accéder car l'acte, le corps, valent comme pensée, du fait : 

+ d'une grande difficulté à se représenter leurs affects,

+ d'un refus à penser sur soi, la souffrance psychique est alors vécue du côté de la honte.

La stratégie thérapeutique vise  à la construction d'un symptôme qui permettra une demande. Il est nécessaire ainsi, de passer par le symptôme d'un tiers que je nomme symptôme prétexte, ce dernier est en lien direct avec le sujet.

Le tiers est une personne partageant le quotidien du sujet (éducateur, accompagnant, aidant ... ) ; il est positionné dans une pratique engagée. C'est parce que l'accompagnant a des difficultés avec le sujet, qu'il va pouvoir faire une demande, d'où la notion de symptôme prétexte à la rencontre. C'est parce qu'il existe un lien suffisamment bon avec le sujet, que ce dernier acceptera la rencontre avec un psychologue.

Ainsi l'accompagnant en présence du sujet, va exposer les difficultés qu'il rencontre avec ce dernier dans son quotidien. Par l'instauration d'une conversation bienveillante, le sujet sera interpellé par le psychologue, afin de savoir ce qu'il pense des propos tenus à son égard. L'objectif est, par l'effacement progressif du symptôme prétexte de l'accompagnant, de permettre au sujet de construire par l'énonciation son propre symptôme. Le sujet peut alors s'approprier l'espace thérapeutique pour lui et se positionner dans la demande.

Qu'en est-il de la confidentialité ?

Du côté du psychologue rien ne ressort de ces conversations. Du côté du sujet, il lui appartient d'en rapporter ce qu'il souhaite. Du côté de l'accompagnant, c'est au sujet de décider ce qui peut ou non se partager. Ceci implique l'éthique de l'accompagnant.